Dans le cadre de leur formation, les apprentis BTS PA2 ont multiplié les visites pour mieux comprendre les enjeux de l’autonomie protéique en élevage.
👉 Première étape : le site de Changé Déshy-Ouest, où ils ont été accueillis par Alexandre Lemoine et Simon Leguay, chargés de suivi de campagne en Mayenne. L’occasion de découvrir la valorisation de la luzerne déshydratée.
👉 Pour illustrer concrètement ces pratiques, Antoine Priou, président de la coopérative, a partagé son expérience : un troupeau de 100 vaches laitières Prim’Holstein en robot, atteignant 12 000 kg de production avec une alimentation optimisée. Résultat : une marge alimentaire maîtrisée et une ration intégrant notamment de la luzerne sous différentes formes, bénéfique pour la santé digestive des animaux.
👉 Changement de système ensuite chez Marie-France et Luc Brizard, à Courcité : une quarantaine de vaches en bio, avec une autonomie alimentaire à 100 %. Ici, la luzerne, majoritairement en ensilage, joue un rôle clé dans les performances du troupeau, qui dépasse les 8000 kg/VL tout en affichant une excellente santé.
🌾 Un point essentiel retenu lors de la visite : tout commence par le sol. L’étude d’une parcelle de luzerne et de son profil a permis de comprendre l’importance de la structure du sol et de la macroporosité pour atteindre des rendements pouvant rivaliser avec le maïs.
🐑 Enfin, direction l’élevage de Fokke De Kam, avec ses 120 brebis Manech tête rousse, également nourries à la luzerne déshydratée. Un choix de conduite qui interroge : dépendre du soja importé ou produire ses propres protéines ?
Une chose est sûre : ces futures professionnelles et futurs professionnels repartent avec de solides pistes de réflexion 🌍